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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 06:32

 

 

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" Je souhaite évoquer à ce stade de nos discussions et dans le cadre de l'examen de la mission "culturelle" du budget , la situation du bâtiment de la colline du Sémaphore , le centre Marcel Bousquet de la FOL, la plus grande salle de spectacle de Nouméa.


Nouméa, n'est pas si riche de grandes salles capable d'accueillir plus de 30 000 spectateurs comme le fit le FOL en 2010, accueillant des spectacles vivants, des débats, des expositions, des conférences, des projections. Une trentaine d'associations y siègent ou s'y réunissent , le personnel en charge des centre de loisirs y est formé, du personnel y travaille également.
 
La FOL nous le savons tous, est un outil culturel , populaire, citoyen qui a fait sa place à Nouméa comme dans le Pays, depuis plus de 40 ans.
Qui parmi nous n'y a pas vu danser un de ses enfants, qui n'y a pas  dansé, chanté, joué lui même et passé au moins une fois un bon moment ?
dans les années 70 , notre assemblée territoriale s'y est même réunit dans l'attente de la construction de ses locaux.
En somme c'est un morceau d'histoire de notre patrimoine.
 
Le projet de sa réhabilitation suite aux dégats dont elle a été victime après les intempéries de Vania en janvier 2011 a été soumis aux collectivités. il se chiffre à près de 600 millions de fcfp.
Hors je ne vois trace d'aucun effort financier que consentirait la NC, à part une subvention de 10 M xpf.
Que pouvons nous faire pour venir en aide à La FOL et peut on déjà dans un premier temps organiser une rencontre dans les plus brefs délais ?".
 
Un silence absolu a suivi cette question, tant et si bien que le Président Wamytan a interpellé le gvt pour demander si quelqu'un avait quand même une réponse à m'apporter...
c'est finalement après 2 longues minutes que P.Frogier face au mutisme du gvt,  a pris la parole pour dire que la PS avait des propositions à faire à la FOL, qui ne sont pas définitivement arrêtées mais sera susceptible de prendre l'initiative dans les semaines qui viennent.
 
Pascale DONIGUIAN-PANCHOU

 

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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:16

J-3

 

Intervention de notre Président en séance publique du  Mercredi 28 Décembre 2011 au Congrès NC

 

 

Monsieur le Président du Congrès

Monsieur le Président du Gouvernement

Monsieur le Sénateur

Membres du Gouvernement

Mes chers Collègues

Mesdames et Messieurs les

Mesdames et Messieurs,

 

 

Alors que se termine l’année, les élus de Nouvelle-Calédonie, toutes collectivités confondues, sont appelés à adopter les budgets de leur collectivité.

Incontournable séquence du calendrier qui rythme la vie d’une collectivité, l’examen d’un budget est par sa nature, l’acte politique le plus important d’une législature.

C’est l’acte le plus fort car il affirme une ambition.

Le Congrès n’échappe pas à cette règle.

J’aurai, au cours de l’examen des différentes  missions  du projet de budget que vous nous présentez Monsieur le Président au nom du Gouvernement collégial,  l’occasion de m’exprimer sur un certain nombre de points.


Je veux à ce stade de son examen exprimer quelques idées d’ordre général qui participent à mon sens d’une ambition que nous devrions tous partagée.


J’exhorte les calédoniens à se prendre davantage en main, à être imaginatif, à ne plus avoir peur, à s’inscrire et à s’adapter aux évolutions de cette région. Notre avenir commun n’aura de sens que parce que nous aurons été capables de nous adapter au monde qui bouge.

La Nouvelle-Calédonie est une terre promise pour qui l’aime et qui veut se donner la peine de la cultiver.

La Nouvelle-Calédonie est relativement riche. Classé au 25° rang mondial selon le FMI en matière de PIB par habitant, nous dépassons la Nouvelle-Zélande et nous suivons de prés l’Australie.


Mais cette présentation idyllique ne nous exonère pas des nécessaires réformes structurelles à prendre pour nous protéger des contrecoups de la récession qui nous guète.

Il en est ainsi de la réforme globale de la fiscalité. Et je ne peux que me réjouir, de la volonté exprimée sur tous les bancs de notre assemblée sur la nécessité de cette réforme. Nous avons même créé une Commission Spéciale dédiée à cet immense chantier. Levier indissociable de notre économie, outil de régulation de nos politiques sociales, voilà  l’expression d’une ambition.

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La lutte contre la vie chère devient ainsi, au cœur des préoccupations calédoniennes, une priorité.

Une Commission Spéciale pour l’élaboration et le suivi d’accords économiques et sociaux a donc été crée pour tenter d’y répondre. Voici  quatre mois que la commission a été créée. La lourdeur de son fonctionnement et la méthode de travail retenue, qui est sans cesse rediscutée,  ne peuvent que favoriser de la perte en ligne. Les bancs se sont un peu clairsemés ces dernières réunions. Etait-ce le but recherché ? Et pourtant, le sujet vaut bien un consensus entre toutes et tous. Du résultat de nos réflexions et de nos échanges viendront les solutions qui redonneront de la dignité au plus grand nombre. Où en sommes-nous ? J’espère Monsieur le Président du Congrès, que vous pourrez nous en dire un peu aujourd’hui.


En cette période de fêtes, ayons une pensée pour les plus faibles. Pensons à l’héritage que nous transmettrons à nos enfants. Car n’oublions jamais que les décisions que nous prendrons, pire ce que nous ne ferons pas aujourd’hui, ce sont les générations futures qui auront la lourde tâche de solder. Nous condamnons ainsi nos propres enfants à travailler pour réparer nos turpitudes d’aujourd’hui et nous les condamnons surtout à ne jamais connaître le sens du mot « solidarité ».


Monsieur le Président du Gouvernement, un autre dossier est actuellement en souffrance sur la route des Artifices menant à la pointe de l’Artillerie. C’est vrai qu’avec des noms comme ça, je comprends que personne n’en veuille, il est chaud. Je veux parler de la fonction publique.

Voilà un dossier qu’il faut absolument prendre en main. Je rappellerai seulement quelques chiffres concernant ce pan de notre économie. Les 16000 agents publics régis par 27 statuts,  qu’emploient les différentes collectivités et leurs établissements publics, représentent 8O milliards de francs CFP de masse salariale. C’est presque la moitié de la totalité des impôts et taxes payés par les calédoniens, tout contribuable confondu, soient 180 milliards de francs. Le transfert prochain de l’Enseignement secondaire, c’est potentiellement 4000 agents supplémentaires et 45 milliards de francs de charges supplémentaires. C’est vous dire l’importance et l’urgence qu’il convient de donner à ce dossier. Les employeurs publics et les organisations syndicales sont en attente de la Réforme annoncée à laquelle ils veulent prendre part.

Monsieur le Président du Congrès, Monsieur le Président du Gouvernement,

 

Mes chers collègues, la semaine dernière, le Comité de Pilotage sur le bilan de l’Accord de Nouméa prenait connaissance du résultat définitif de l’étude commandée à un cabinet privé.  Il est fort intéressant à plusieurs titres.

Il présente un processus de rééquilibrage globalement positif même s’il reste encore, sur un certain nombre de thématiques des améliorations à apporter.

Il en est ainsi du rééquilibrage humain. Il n’est un secret pour personne, les mouvements de population dans le sens Nord-Sud et Iles-Sud n’ont cessé, aggravant la pression démographique des Communes de l’agglomération et par la même celle de la Province Sud.


Cependant, je ne suis pas de ceux qui considèrent que le rééquilibrage n’a pas atteint ses objectifs. Il reste certes encore beaucoup à faire mais reconnaissons-le, tout de même, la Nouvelle-Calédonie a changé.

Elle a changé parce que la magie des Accords de Matignon-Oudinot a permis un partage des responsabilités politiques entre des adversaires d’hier mais désormais coresponsables de l’avenir de cette terre française du Pacifique.


La Nouvelle-Calédonie a changé parce que des hommes et des femmes de bonne volonté ont su tourner les pages des affrontements pour en écrire ensemble, de nouvelles, avec des lettres nommées « espérances ». 

La Nouvelle-Calédonie a changé parce que ses outils nommés Gouvernement, Congrès, Provinces, Communes, Syndicat Intercommunal, SLN, ENERCAL, SIC, FSH, CAFAT, ASS, et j’en oublie, ont intelligemment participé à la réduction de la fracture sociale et à combattre les inégalités de toutes sortes.

La Nouvelle-Calédonie a changé parce que l’Etat, partenaire fidèle et loyal, l’a accompagnée. Comme il s’y était engagé, l’Etat a tenu sa parole.


Mais nous savons bien, la répartition inégalitaire des dotations aux Provinces voulues et acceptées par les signataires des Accords de Matignon-Oudinot pour donner du sens au rééquilibrage, maître mot de ces Accords, clé de la réussite politique  de cet ambitieux challenge et condition de la réussite des Accords de Paix signés, il y a 23 ans, a produit au fil du temps un déséquilibre qu’il convient désormais de corriger.

Monsieur le Président, Mes chers collègues, voici enfin venu le temps de faire le bilan de ces deux décennies de provincialisation.

Il n’est pas dans mon esprit de tout remettre en cause, de disputer aux autres collectivités leurs moyens légalement obtenus, mais de rappeler certaines réalités.

Le point 1.2.3 du bilan fait ressortir que, je cite : « l’Accord a permis un rééquilibrage des infrastructures et des services publics sur le territoire, mais son impact est plus mitigé sur les autres facettes » et d’ajouter, je cite toujours : « si des politiques volontaristes et des investissements conséquents ont permis une amélioration significative de la cohésion sociale et territoriale, le bilan met en évidence un impact mitigé sur les rééquilibrages économiques, socioprofessionnel et identitaire, qui n’ont pas été à la hauteur des aspirations de l’Accord de Nouméa. Les transferts de rééquilibrage, estimés à 250 Milliards de francs CFP (soit 150 mds au profit de la province Nord et 100 mds pour les Iles Loyauté) ont ainsi eu un impact réel en matière de cohésion, beaucoup plus limité en matière de rééquilibrage économique.»

Le constat est sans ambiguïté. Je cite encore : « Les investissements réalisés jusque-là ont en effet contribué à l’augmentation du niveau de vie et créé des conditions favorables au développement potentiel d’activités : le PIB par habitant en province Nord a augmenté de 50% en termes réels entre 1989 et 2009 ; il a été multiplié par 2,5 dans les Iles. A titre d’illustration, il faut souligner l’ampleur des investissements réalisés sur le pôle VKP. Mais en dépit de ces progrès, le rééquilibrage économique n’a pas eu lieu : le PIB de la province Nord, exprimé en pourcentage de celui de la province Sud est demeuré globalement stable sur toute la période (aux alentours des 15%) ; celui des Iles a augmenté d’un point seulement en vingt ans (de 3 à 4%). Le lent mouvement de convergence entre les provinces amorcé entre 1989 et 2004 semble arrêté depuis, alors même que les montants transférés ont sensiblement augmenté au cours des cinq dernières années.»


Le dernier recensement est sur ce sujet très instructif. Il nous apprend qu’entre 2002 et 2009, les populations des  Provinces Nord et Iles ont diminué au profit de la Province Sud.

Alors, en toute objectivité et en responsabilité, interrogeons-nous sur le sens du rééquilibrage, s’il ne se fait pas au profit des populations. A quoi sert-il et à qui profite-il ? Ne devons-nous pas imaginer une autre répartition de la richesse produite par les Calédoniens pour qu’elle serve davantage à nos politiques publiques ?  Comme le constate le bilan : « seules des politiques publiques volontaristes pourront accompagner le développement économique de l’ensemble des territoires ainsi que le montrent les quinze dernières années. »

C’est l’un des défis à relever que suggère aussi le bilan, je cite : « repenser les modalités du rééquilibrage.»

Il y a des évidences que nous ne pouvons plus nier. Malgré les transferts de la Métropole, malgré nos immenses potentiels économiques, le dynamisme de beaucoup de nos chefs d’entreprise, leur créativité, la capacité de production de notre tissu économique et industriel, la Nouvelle-Calédonie peine à créer davantage de richesse et de croissance. Une des causes, c’est sa sous-population. Il est en effet illusoire de croire qu’avec 250 000 habitants, nous pourrons atteindre cet objectif.


Monsieur le Président, me chers collègues,

Ouvrons nos frontières pour que les lumières de l’avenir participent à la construction du pays.

N’ayons pas peur de l’avenir, n’ayons pas peur de l’aventure, une aventure maîtrisée. Le problème politique est désormais réglé. Le corps électoral pour les élections provinciales et pour le scrutin d’autodétermination est désormais figé. Le corps électoral pour les élections municipales pourrait  aussi être figé.

Alors de quoi aurions-nous peur ? Des créateurs de richesses ?  Des créateurs d’emplois ? Des entrepreneurs ?


C’est conscient de cette situation que la Nouvelle-Calédonie doit se prendre davantage en main car la solidarité nationale ne durera pas éternellement.

La France, chacun l’a compris, ne peut plus faire face à toutes ses obligations.

La France n’a plus les moyens.

Longtemps, la solidarité a joué dans un sens. Voici venu le temps de la réciprocité. Notre devoir aujourd’hui est d’ouvrir notre cœur.


« Terre de parole, terre de partage » c’est la devise de la Nouvelle-Calédonie. Elle aurait pu aussi être « Terre d’accueil, terre de partage, devenons frère ».


Nous avons limité aux seuls calédoniens justifiant de 20 ans de présence dans le pays, le droit de vote aux élections provinciales et au référendum. Nous avons institué une citoyenneté calédonienne qui trouve son essence dans le corps électoral spécial. Nous avons réservé les emplois aux seuls citoyens calédoniens. N’est-il  pas temps pour nous de lever la tête et de regarder devant?

Certes connaître son passé est nécessaire mais c’est désormais au loin qu’il faut regarder. Notre passé, la France, par sa Constitution, l’a reconnu. Nous disposons désormais des moyens juridiques notamment pour penser et construire l’avenir.

Aucun citoyen du monde, plus personne ne devra se sentir exclus voire marginalisé au « Pays où l’hospitalité est un héritage de la nuit des temps ». Accueillons, partageons et devenons frère avec les 20 000 exclus du corps électoral spécial. Permettons-leur d'être représentés dans les différentes assemblées, au Congrès et à la Province.

On pourrait ainsi imaginer qu’un quota de poste leur soit réservé dans chacune des assemblées. On pourrait également imaginer que ces élus participent à toutes les délibérations portant sur des matières de la compétence de la Nouvelle-Calédonie et des Provinces, rendre des avis sur des matières relevant de la compétence de l’Etat, à l’exception toutefois de celles concernant l’organisation des scrutins d’autodétermination et à toutes celles ayant un lien direct avec l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. On pourrait ainsi imaginer qu'ils seront élus par le corps électoral constitué des exclus du corps électoral spécial.

« Terre d'accueil,  terre de partage, devenons frère » ouvrons notre cœur et donnons un sens à notre devise.

Monsieur le Président, mes chers collègues, j’ai été trop long et je m’en excuse. Mais, comme je le disais en préambule, cette occasion est rare.


Je vous remercie.

 

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 06:06

J-4

 

 

Ci-joint les deux questions posées le mardi 27 décembre, par notre mouvement au gouvernement NC, dans la séance des questions au gouvernement NC:

 

Rappel: uniquement deux questions par parti politique représenté au Congrès.

 

 

Question posée par Simon LOUECKHOTE 

 

Monsieur le Président du Congrès

Monsieur le Président du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Mes chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

 

Ma question porte volontairement sur une matière qui ressort de la compétence de l’Etat.

Il s’agit du Centre Pénitentiaire de Nouméa, que les Calédoniens appellent ici le « Camp Est ».

Si j’ai voulu évoquer ce sujet lors de cette séance des questions au Gouvernement, c’est parce que récemment la presse a largement relayé le contenu du rapport du Contrôleur  Général des lieux privatifs de liberté réalisé à la demande du Ministre de la Justice. Ce rapport fait suite aux nombreux problèmes qu’a connus le Centre et qui ont marqué la vie et le fonctionnement de l’établissement. Le titre de l’unique quotidien local faisait à lui seul le macabre contenu de celui-ci. Je cite : « le rapport de la honte.»

Plus personne aujourd’hui n’ignore l’état dans lequel vivent beaucoup de nos concitoyens en marge de notre société.

Quelques mois auparavant, par lettre, je vous demandais Messieurs les Présidents du Gouvernement et du Congrès que nous puissions nous saisir de ce dossier.

Je m’étonnais en effet de la campagne médiatique faite autour du déménagement de Camp Est vers un lieu encore inconnu aujourd’hui. Le Contrôleur Général, sur ce point, notait dans son rapport, je cite : « Il apparaît clairement qu’aucun des sept lieux identifiés n’offre de réelles possibilités ou bien au regard du fonctionnement de l’établissement ou bien compte tenu des coûts budgétaires envisageables ».

L’initiateur de ce projet, dont on ne sait s’il s’exprime en tant que Député ou comme Premier Adjoint au Maire de la Ville de Nouméa ne motive son souhait, que par son seul désir de, je cite encore : « rendre cet endroit aux Nouméens », fin de citation.

Si en d’autres temps, j’ai aussi envisagé le transfert de cet établissement, celui-ci s’inscrivait dans le schéma d’aménagement de la Nouvelle-Calédonie,  plus connu sous le nom de « NC 2025 ».

Comme vous le savez tous, certaines décisions de Justice sont surprenantes parfois et pour beaucoup, elles ne sont plus exécutées non par manque de volonté mais aussi et surtout, ce qui est grave, par manque de place au Camp Est.

C’est en cela que je vous demandais que la Nouvelle-Calédonie participe et dans les meilleurs délais, à ce débat sur l’avenir de cette institution, dont je rappelle que quasiment 100 % de sa population est constituée de Calédoniens et ce n’est pas une insulte que de dire que 80 % voire davantage est d’origine Kanak, communauté cible de l’Accord de Nouméa, « au centre du dispositif », comme aiment à le rappeler certains dans cet hémicycle.  

Notre silence sur ce dossier est complice, suspect même. Contrairement à l’idée reçue, le Camp Est n’est pas seulement l’affaire de la Ville de Nouméa. Et notre silence laisse penser dans les plus hautes sphères de l’Etat que l’activisme du candidat à la députation dans la 1° circonscription sur ce sujet, engage non seulement le Conseil Municipal de la Ville de Nouméa, ce qui bien entendu est faux, mais également toute la Nouvelle-Calédonie, ce qui l’est encore plus.

Enfin, vous n’êtes pas sans savoir les inégalités de traitement des détenus calédoniens et de leurs familles au regard de leur couverture maladie par rapport aux détenus des Départements d’Outre-Mer et Métropolitains. En effet, les principes posés par la Loi du 18 Janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale et le décret d'application n° 94-929 du 27.10.1994 relatif aux soins en établissements pénitentiaires ne sont pas applicables en  Nouvelle-Calédonie, à la fois parce qu’au moment de l’adoption des textes, le service pénitentiaire ne relevait pas d’une compétence de l’Etat et que la santé est devenue de la compétence de la Nouvelle-Calédonie.

Le Vendredi 16 Décembre dernier, un nouveau bâtiment du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) était inauguré au Camp Est. Cette structure permet de mieux articuler la mission de réinsertion de l’Administration Pénitentiaire avec les politiques publiques en matière d’action sociale. Son objectif : mieux préparer le retour à la vie libre des personnes détenues et ainsi éviter la récidive.

C’est vous dire, l’importance de ce service.

Et pourtant, j’ai été très surpris par l’absence des autorités Calédoniennes à cette cérémonie.  Car voilà bien une compétence qui me paraît devoir être partagée avec l’Etat.

La lecture de la Loi Organique 99-209 du 19 Mars 1999, modifiée relative à la Nouvelle-Calédonie ne nous éclaire pas suffisamment sur le partage de cette compétence.

Aujourd’hui, j’aurais plutôt tendance à proposer que par une résolution, nous pourrions demander à l’Etat cette possibilité comme le prévoit l’article 91 de la Loi Organique, je cite : « Dans les matières qui relèvent de la compétence de l'Etat, le congrès peut adopter des résolutions demandant que soient complétées, modifiées ou abrogées les dispositions législatives ou réglementaires applicables en Nouvelle-Calédonie. Ces résolutions sont adressées par le président du congrès au président du gouvernement et au haut-commissaire. »

Alors Monsieur le Président du Gouvernement, qu’en pensez-vous et que comptez-vous faire ?

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Question posée par Pascale DONIGUIAN-PANCHOU  

 

Monsieur le Président du Congrès

Monsieur le Président du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement

Mes chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

 

Ma question ne manquera pas de susciter un débat qui je l'espère n'enfumera pas l'atmosphère de notre assemblée.

 

Il y a 6 ans, précisément le 15 juin 2005, le Congrès adoptait un train de mesures visant à rattraper le retard de la NC en matière de lutte anti tabac.

 

L’une d'entre elles instaurait l'interdiction de fumer dans les transports publics et les lieux publics accueillant du public. Cette mesure prise parmi 10 autres avait été prise prudemment en évinçant la généralisation de cette interdiction pour limiter l'impact économique qui pourrait affecter certains lieux commerciaux et festifs réputés fragiles.

 

Mais également et je cite l'un des intervenants encore présent parmi nous, au nom de la nécessité « d'aller progressivement et de telle manière que la réglementation n'aille pas en rupture avec les modes de vie. »

 

6 ans ont passé et en témoigne le récent premier baromètre santé 2010 de la NC diffusé par l'Agence sanitaire et sociale, près de la moitié (47 %) de la population fume et la plus grande proportion des fumeurs se trouve parmi les jeunes.

 

61% des 18 / 27 ans, 57 % des 28 / 37 ans ; l'âge moyen de la 1ère cigarette étant de 16 ans et 9 mois. 90 % des fumeurs en sont dépendant comme d'une drogue.

 

Dans le même questionnaire apparait l'information selon laquelle 69% de ces fumeurs estiment qu'il n'y a pas assez d'actions pour protéger les non fumeurs et 72 % qu'il n'y en a pas assez pour lutter contre le tabagisme.

 

Pour couronner le tout, une étude menée en NC en 2007 sous la tutelle du RP Cancer Institute aux EU, énonçait que le taux de pollution de l'air dans les bars et restaurants calédoniens était l'un des plus élevés au monde en raison de hautes concentrations de fumées de cigarettes.

 

Il va donc bien falloir aller maintenant plus radicalement et franchement " en rupture avec les modes de vie" et ne plus seulement arguer de risque de rupture du lien social en cas de disparition des petites épiceries de brousse qu'une compensation partielle de baisse de chiffre d'affaire par les pouvoirs publics pourrait rapidement rassurer.

 

 Si les calédoniens, dans le même baromètre cité plus haut, redoutent  à près de 84 % l'accident de la route dans leur perception de risque de la vie, près de 60 % d'entre eux craignent aussi une maladie liée au tabac.

 

En janvier 2008, lorsque la métropole a mis en place l'interdiction de fumer dans tous les lieux à usage collectif, elle diffusait parallèlement diverses campagnes de prévention et d'incitation dont celle intitulé "sortez du brouillard" qui préparait les établissements types bars, cafés, restaurants, discothèques, casinos à ce changement de pratique. Autant pour la clientèle que pour les salariés de ces établissements dont on oublie trop souvent que cette surexposition dangereuse et chronique à la fumée peut correspondre à un tabagisme actif.

 

Rapidement, à peine 2 mois après le début de l'interdiction la France relevait une baisse de 15% du taux d'infarctus et d'AVC, 17 % ayant été observé en Ecosse et 11 % en Italie, ces 2 pays s'étant engagés plus tôt que nous dans la lutte anti tabac.

 

Ma question est donc la suivante : A quand la généralisation de l'interdiction totale de fumer dans les lieux  d'agrément et de divertissement  et  afin de répondre aux carences constatées auprès de la population, à quand l'application du plan addiction 2011-2015 pour un développement à dimension pays de l'offre addictologique en NC ?

 

Merci de votre attention.

 

tn Mme PANCHOUX Pascale Présidente de l'Accueil (7)

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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 04:28

J-5

 

 

Ce qui nous a marqué en 2011, sans que cette liste ne soit exhaustive.

 

Vendredi 18 Février :

 

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Chute du gouvernement Gomès.

Les indépendantistes de l’UC élus au gouvernement mettent leur menace à exécution par une démission en bloc. Prétexte évoqué le non respect de la parole donnée, notamment en ce qui concerne les deux drapeaux.

Surprenant alors que celui-ci flotte sur le gouvernement…

 

 

Vendredi 1 avril :

 

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Ce n’était pas un poisson, mais l’élection de Roch Wamytan à la tête du Congrès, institution à majorité non-indépendantiste.

Election qui sera jugée illégale en juillet par le Conseil d’Etat, mais qui n’empêchera pas Roch Wamytan d’être reconduit, le vendredi 19 août, au perchoir avec le soutien du RUMP et de l’AE.  

Pour le LMD, il est impossible de voter autrement que pour un loyaliste, c’est donc tout naturellement que son vote va vers le seul candidat non-indépendantiste, Léonard Sam.

 

 

Samedi 9 avril:

 

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Plus de cinq mille personnes dans les rues de Nouméa, malgré les menaces du Parti Travailliste et de l'UC, pour demander l'ouverture de travaux sur un drapeau commun et le respect de l'Accord de Nouméa.


 

Vendredi 27 mai:

 

Logo LMD

 

Officiellement le LMD quitte ses bureaux de Foch, chassé par le Congrès sous le prétexte qu’il ne peut plus en bénéficier suite à la démission de Corine David du groupe AE-LMD.

Deux poids deux mesures, car dans le même temps le Parti Travailliste bénéficie, et encore aujourd’hui des largesses du Congrès en occupant des bureaux payés par l’institution.

 

Jeudi 30 Juin :

 

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Suite à la crise institutionnelle née des démissions successives des élus de Calédonie Ensemble au gouvernement, après la venue de la Ministre de l’Outre-mer et le déplacement sur Paris des délégations des partis représentés au Congrès, le parlement vote la modification de la loi organique et la nouvelle rédaction de son article 121.

Désormais plus rien ne peut empêcher le gouvernement Martin 4 de fonctionner.

 

Vendredi 8 juillet :

 

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9ème Comité des signataires à Paris en format élargi à l’ensemble des partis politiques représentés au Congrès. Ce comité est marqué par la poursuite des transferts de compétence et l’invitation des parlementaires a rechercher ensemble un étendard exprimant l’identité Kanak et futur partagé entre tous.

 

 

Vendredi 26 août :

 

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Visite du Président de la République Nicolas Sarkosy.

Peu de gens pour accueillir le Président place Bir Hakeim et malgré l'accord d'une journée de congés payés.

 

Samedi 27 août :

 

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Pendant quinze jours la Nouvelle-Calédonie va vibrer aux rythmes des XIVes Jeux du Pacifique dans vingt-sept disciplines. 317 médailles d’or ont été décernées pour 660 athlètes, concourant en individuel ou par équipe, et des milliards de franc dépensés…

Merci la France !

 

Jeudi 15 septembre :

 

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                                                                              photo lnc.nc

 

« La page du Sénat est tournée, mais je tourne pas celle de ma carrière politique ».

C’est par ces mots que notre Président annonce qu’il quitte le Sénat après dix-neuf années au Palais du Luxembourg, à Paris.

 

Dimanche 25 septembre :

 

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                                                                           fr.wikipedia.org

 

Pierre Frogier se planque au Sénat par crainte de ne pas être réélu à la prochaine législative en 2012 et ainsi de perdre les avantages liés à la fonction de parlementaire.

 

 

Mercredi 21 décembre:

 

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                                              ugcdistribution.fr

 

Après les refus de Cinécity de diffuser L’Ordre et la morale, la FOL fait salle comble jusqu’au 30 décembre.

Si sur un plan national le film ne fait recette, ici il y a une certaine personne, qui doit regretter d’avoir fait un excès de zèle.

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 00:06

 

cartes noel copie-copie-1

 

 

Chers (es) amis (es),

pour que ces fêtes restent un moment agréable pour tous, 

soyez prudent, surtout si vous devez prendre la route. 

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Le parti

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  • Communiquer, faire réagir, agir
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