| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
C'est dans une ambiance musicale et autour d'une galette des Rois que le LMD avait donné rendez-vous à ses amis le samedi 14 janvier à l'ETFPA de Nouville.
L'occasion pour notre Président de présenter ses voeux pour l'année 2012 devant un public venu nombreux.
Un grand merci à tous particpants et aux bénévoles de l'encadrement de cette après-midi.
L'intégralité du discours des Voeux 2012 de notre Président
Mes chers amis,
Le mois de Janvier est traditionnellement réservé aux vœux. A cette occasion, on fait le bilan de l’année écoulée et on dresse les perspectives d’avenir.
Le LMD ne peut s’exonérer de cette tâche. Fort de son ancrage, désormais reconnu, le LMD ne pouvait être absent de ce rendez-vous annuel, incontournable et traditionnel.
C’est à cet exercice sans concession auquel je vous ai convié aujourd’hui, que je vais me livrer.
Mes chers amis,
La Nouvelle- Calédonie est une terre de prospérité.
La Nouvelle-Calédonie est une terre promise pour qui l’aime et qui veut se donner la peine de la cultiver.
Dopée par ses extraordinaires ressources naturelles, elle est riche. Classée au 25° rang mondial selon le FMI en matière de PIB par habitant, elle est devant la Nouvelle-Zélande et juste derrière l’Australie.
Sa toute première ressource, c’est sa population.
La sociologie de cet archipel Français perdu dans cet immense océan que les premiers navigateurs conquis par sa beauté, son abondance et son calme surnommèrent « Océan Pacifique », va se révéler plus d’un siècle plus tard comme une richesse inestimable.
Notre histoire, non dépourvue d’ombres, lestée au fil du temps des larmes et des souffrances des hommes et des femmes qui la composèrent mais aussi éclairée de leurs lumières, constitue en elle un patrimoine inestimable.
La Nouvelle-Calédonie puise son énergie au plus profond de sa mosaïque humaine et culturelle. Longtemps ignorée, cette richesse a même été combattue par ignorance parfois, par aveuglement souvent.
Sa seconde ressource, ce sont ses entrepreneurs, ses chefs d’entreprise, ses agriculteurs, ses créateurs, ses enseignants, ses agents publics qu’ils soient fonctionnaires ou qu’ils relèvent des conventions collectives, ce sont ces ouvriers sans qui nos entreprises ne seraient pas aussi performantes qu’elles ne le sont aujourd’hui, ce sont ces hommes et ces femmes et je pense en particulier aux bénévoles qui se dévouent sans compter au service des autres, handicapés, démunis au sein d’associations caritatives ou d’aides humanitaires. A toutes et à tous, j’adresse mes plus chaleureuses reconnaissances.
Sa troisième ressource, c’est sa jeunesse, une jeunesse impatiente, pleine d’énergie, pleine d’imagination et d’ambition, prête à en découdre. Je voudrais lui dire que le doute est son plus mauvais allié, que l’inquiétude, son plus mauvais compagnon, le conservatisme, le plus mauvais des replis. Je l’appelle à relever un défi, celui de construire son pays comme il l’aimerait qu’il soit.
Sa quatrième ressource, c’est le nickel. Il constitue le véhicule de l’économie calédonienne. Avec la consommation des ménages, ils sont les moteurs de la croissance de notre économie. La forte demande de ce minerai par les pays émergeants comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, mais aussi les grands pays industrialisés comme le Japon ou encore la France est une véritable aubaine.
Malgré un contexte politique local en dent de scie, la Nouvelle-Calédonie s’en est bien tirée.
Tous les indicateurs économiques le prouvent, la Nouvelle-Calédonie ne connaît pas la récession. Elle a échappé aux différentes crises qui ont secoué les plus grandes puissances financières de la planète. Son économie fermée l’en a protégé. Pour autant, elle n’est pas à l’abri des ondes sismiques à retardement qui viendraient à se produire.
La Nouvelle-Calédonie devra, si elle ne veut pas sombrer dans les errements qu’ont connus certains pays, se préparer. Elle devra notamment dès à présent, repenser en profondeur son organisation si elle veut garder sa place tant enviée dans cette région du monde. Et cela passera inévitablement par des réformes qui couteront à chacune et à chacun d’entre nous. Nous devrons toutes et tous être solidaires dans ces temps difficiles.
Car cette relative bonne santé économique du pays ne doit pas nous installer dans la routine et nous détourner d’un certain nombre de réalité. Rien ne serait pire que le nombrilisme, j’appelle les Calédoniens à ne pas s’endormir sur cette monotone et dangereuse attitude qu’est le conservatisme.
J’appelle les calédoniens à se libérer de leur peur. J’appelle les calédoniens à se tourner vers l’avenir, à ne plus le craindre. Nous avons affronté les pires moments de notre histoire commune, nous avons vécu les périodes difficiles que notre pays a connues, nous avons su traverser les évènements les plus douloureux et surmonté nos différences. Je leur dis, nous saurons ensemble faire face aux incertitudes du « demain ». C’est en confiance que nous affronterons les vicissitudes des lendemains difficiles. J’appelle les Calédoniens à se prendre en main. Je les appelle à accepter les réformes dont a besoin le pays pour avancer. La position de la Nouvelle-Calédonie, terre française à part entière, dans cette région du monde est une formidable opportunité tant sur le plan géostratégique que sur le plan économique qu’il nous faut exploiter.
Notre avenir commun n’aura de sens que parce que nous aurons été capables de nous adapter au monde qui bouge.
En cet instant, j’ai une pensée pour celles et ceux qui souffrent. Ils souffrent de l’indifférence des autres, ils souffrent de la maladie, ils souffrent parce que leur quotidien est devenu un véritable calvaire, ils souffrent parce qu’ils ont l’amère sentiment qu’ils ont été oubliés, ils souffrent des injustices dont ils se considèrent être les victimes.
Je veux leur dire toute ma compassion dans ces moments de souffrance, je veux leur dire que je partage leur peine, je veux aussi leur dire que jamais leur préoccupation n’aura été aussi proche de mon cœur.
La stabilité politique et la confiance ont favorisé les investissements qui n’ont cessé de croître générant des richesses qui ont permis aux différentes collectivités et aux pouvoirs publics d’agir et ainsi réduire les inégalités sociales.
Certes, il reste encore beaucoup à faire notamment en faveur des plus démunis.
Mais d’ores et déjà, les retraites de certaines personnes dont les années de cotisations à la CAFAT ne leur permettaient pas de vivre dignement ont été augmentées. De même nous ne pouvons que nous réjouir du complément vieillesse dont beaucoup de Calédoniens qui n’avaient pas cotisé ou cotisé moins de 5 ans à la CAFAT perçoivent désormais depuis le 1° Janvier de cette année.
Pour répondre à une demande forte des usagers des transports aériens notamment, la Nouvelle-Calédonie et les Provinces viennent d’instituer une grille de tarifs qui permettra au plus grand nombre de voyager à des conditions économiques plus favorables.
Mes chers amis,
Vous aurez certainement constaté que j’ai beaucoup cité la consommation des ménages comme étant un des moteurs de notre économie. En effet, toutes les études le démontrent, la consommation des ménages est le premier poste bien avant le nickel, contrairement à une idée reçue, qui tire notre économie et crée de la richesse.
Le bilan de l’Accord de Nouméa qui vient de nous être rendu est encore plus catégorique. Il démontre que malgré les 250 Milliards qui ont été versés aux Provinces Nord et Îles au titre de la solidarité et du rééquilibrage, la croissance espérée n’a pas été à la hauteur et le bilan de poursuivre que les mouvements de population vers le Sud ne se sont pas arrêtés. Concernant le Nord, le vaste marché de l’usine n’a pas freiné l’envie de ses populations d’aller vers le Sud et n’a pas encore suffisamment créé les conditions pour une installation durable dans la région.
Il y a des évidences que nous ne pouvons plus nier. Malgré les transferts de la Métropole, malgré nos immenses potentiels économiques, le dynamisme de beaucoup de nos chefs d’entreprise, leur créativité, la capacité de production de notre tissu économique et industriel, la Nouvelle-Calédonie peine à créer davantage de richesse et de croissance. Une des causes, c’est sa sous-population. Il est en effet illusoire de croire qu’avec 250 000 habitants, nous pourrons atteindre cet objectif.
Mes chers amis,
Ouvrons nos frontières pour que les lumières de l’avenir participent à la construction du pays. N’ayons pas peur de l’avenir, n’ayons pas peur de l’aventure, une aventure maîtrisée.
Le problème politique est désormais réglé.
Le corps électoral pour les élections provinciales et pour le scrutin d’autodétermination est désormais figé. Le corps électoral pour les élections municipales pourrait aussi être figé. Alors de quoi aurions-nous peur ? Des créateurs de richesses ? Des créateurs d’emplois ? Des entrepreneurs ?
C’est conscient de cette situation que la Nouvelle-Calédonie doit se prendre davantage en main car la solidarité nationale ne durera pas éternellement.
La France, chacun l’a compris, ne peut plus faire face à toutes ses obligations.
La France n’a plus les moyens.
Longtemps, la solidarité a joué dans un sens.
Voici venu le temps de la réciprocité. Notre devoir aujourd’hui est de nous ouvrir vers les autres.
« Terre de parole, terre de partage » c’est la devise de la Nouvelle-Calédonie. Elle aurait pu aussi être « Terre d’accueil, terre de partage, devenons frère ».
Nous avons limité aux seuls calédoniens justifiant de 20 ans de présence dans le pays, le droit de vote aux élections provinciales et au référendum. Nous avons institué une citoyenneté calédonienne qui trouve son essence dans le corps électoral spécial. Nous avons réservé les emplois aux seuls citoyens calédoniens. N’est-il pas temps pour nous de lever la tête et de regarder devant? Certes connaître son passé est nécessaire mais c’est désormais au loin qu’il faut regarder. Notre passé, la France, par sa Constitution, l’a reconnu. Nous disposons désormais des moyens juridiques notamment pour penser et construire l’avenir.
Aucun citoyen du monde, plus personne ne devra se sentir exclus voire marginalisé au « Pays où l’hospitalité est un héritage de la nuit des temps ». Accueillons, partageons et devenons frère avec les 20 000 exclus du corps électoral spécial. Permettons-leur d'être représentés dans les différentes assemblées, au Congrès et à la Province.
On pourrait ainsi imaginer qu’un quota de poste leur soit réservé dans chacune des assemblées. On pourrait également imaginer que ces élus participent à toutes les délibérations portant sur des matières de la compétence de la Nouvelle-Calédonie et des Provinces, rendre des avis sur des matières relevant de la compétence de l’Etat, à l’exception toutefois de celles concernant l’organisation des scrutins d’autodétermination et à toutes celles ayant un lien direct avec l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. On pourrait ainsi imaginer qu'ils seront élus par le corps électoral constitué des exclus du corps électoral spécial.
« Terre d'accueil, terre de partage, devenons frère » ouvrons notre cœur et donnons un sens à notre devise.
Car le LMD parle aussi d’avenir.
Le LMD s’est au fil des jours, affirmé sur la scène politique. Il a su faire sa place dans le paysage institutionnel.
Le LMD est reconnu comme une force de proposition. Par ces représentants, qu’ils soient au Conseil
Municipal de Nouméa, d’Ouvéa, à l’Assemblée de la Province Sud ou au Congrès, le LMD fait entendre une autre voix, celle de la diversité.
Comme nous l’avons déjà affirmé le LMD ne sera pas dans la contestation ou dans l’opposition bête et méchante mais bien dans la construction et dans l’initiative.
Le LMD n’entend pas être le supplétif d’untel ou d’untel, non, le LMD entend tenir sa place toute sa place. Les élus du LMD n’ont pas été choisis par les Calédoniens pour être des suiveurs, non, ils ont aussi et surtout été choisi pour être à l’initiative, à l’avant, en tête.
Le LMD est suffisamment grand et mature pour être responsable, défendre ses idées, ses projets, sa vision de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie et affirmer haut et fort ce qu’il pense être bon pour les Calédoniens.
C’est ainsi que le LMD appelle de ses vœux, la construction d’une société plus fraternelle, plus accueillante, plus ouverte où chacun peut y avoir sa place et où personne n’aura honte de ce qu’il est.
Le LMD appelle de ses vœux à la construction d’un pays plus juste ou personne ne doit rester au bord du chemin. Nos politiques publiques doivent être guidées par une seule et même volonté, combattre toutes les formes d’injustice qui minent la société.
Le LMD appelle à un nouveau mode de gouvernance. Nous voyons bien que le système actuel a montré ses limites.
Je regrette à ce titre que ma proposition de créer un vrai service public de l’information n’ait pas été retenue par le Congrès. La majorité de l’assemblée ayant préféré la création d’une télévision privée au profit de quelques partis politiques seulement.
Comme vous le savez, le LMD s’est élevé au plus niveau contre le verrouillage du paysage
radiophonique au seul profit de la radio du Rassemblement UMP et de celle des indépendantistes. Plus récemment, dans la droite ligne de sa volonté d’avoir une pluralité de l’information en
Nouvelle-Calédonie, garante d’impartialité, de neutralité et objectivité, le LMD s’est associée à d’autres formations politiques pour alerter les plus hautes autorités de l’Etat et
contester les dérives calédoniennes en la matière, initiées par quelques uns.
De même, le LMD veut une plus grande transparence et une meilleure information des élus et de l’opinion sur la situation d’un certain nombre d’établissements publics. L’unique
quotidien local rapportait, il y a quelques jours, des faits nouveaux sur l’Office des Postes. Qu’en est-il ?
J’ai demandé au Président du Congrès, que toute la lumière soit faite sur ces faits et pourquoi ne pas créer une Commission d’enquête au sein de l’institution comme la Loi lui en donne la possibilité ?
Mes chers amis,
Cette année sera une année d’élections. Comme tous les Français, nous nous sommes donné rendez-vous pour élire le Président de la République en Avril et Mai puis en Juin pour élire nos députés. Comme les 2 sénateurs, les 2 députés que nous aurons à élire seront nos représentants au Parlement et à Paris. De plus, la période qui s’ouvre sera déterminante pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Ce sera la dernière ligne droite avant la sortie de l’Accord de Nouméa. C’est dire si les choix que nous ferons, sont importants.
Le LMD ne sera pas absent de ces échéances. Il entend occuper toute la place qui lui revient dans ce débat démocratique. Il entend jouer un rôle déterminant.
Mais nous n’en sommes pas encore là. Cependant, cela ne saurait tarder.
A toutes et à tous, je vous souhaite une très bonne année 2012.
Quelques photos de l'après-midi
Notre Président avec les têtes couronnées
Préparation et distribution des 120 parts de galette
Joyeux anniversaire Pascale
Ambiance musicale jusqu'à 18h
Lorsque les professionnels de santé doivent accompagner un avortement, c’est toujours en parlant de contraception. Ce sont les moyens de contraception (préservatifs, implants, pilules) qui permettront notamment de réduire le nombre d’avortements et de grossesses non désirées dont le nombre est bien trop élevé chez les jeunes calédoniennes.
Cela pose la question de l’efficacité des messages de prévention, qui doivent absolument être mieux ciblés. Lundi, au Congrès, l’élue LMD Pascale Doniguian-Panchou a interpellé ses collègues sur le phénomène d’alcoolisation massive, en s’appuyant sur l’étude Santé sexuelle des jeunes en Nouvelle-Calédonie (*).
« Lorsque l’on vient demander une IVG parce que, par amnésie alcoolique, l’on ne sait plus qui est le père de son enfant à venir, éthiquement, humainement, c’est un drame insupportable », a-t-elle dénoncé.
L’étude sur la Santé sexuelle constate ainsi : « En raison de la fréquence des rapports sexuels lors de fêtes sans pouvoir s’en souvenir exactement après (19 % des garçons dans l’enquête quantitative et 5 % des filles), des « trous noirs » (amnésies alcooliques) et d’une information approximative sur la sexualité, un certain nombre de grossesses sont découvertes bien trop tardivement pour envisager une IVG dans les délais légaux. »
« Changer les mentalités »
Et, parfois, ces trous noirs cachent aussi viols et violences sexuelles.
Une enquête récente a été menée dans les îles Loyauté, interrogeant des jeunes de 15 à 25 ans sur la représentation qu’ils ont des violences sexuelles collectives.
Le résumé est dur : « Les jeunes interrogés décrivent à l’unanimité les mécanismes qui gouvernent ces pratiques : ils décrivent un acte qui est vécu comme un jeu, organisé à l’avance soit par l’intermédiaire du copain de la victime soit à l’occasion de fêtes alcoolisées. Il s’agit pour les garçons d’affirmer leur domination. »
Seul constat porteur d’espoir : « Les jeunes ont pu, grâce à cet espace de parole, non seulement exprimer leur malaise face à ce problème, mais aussi proposer des solutions pour les prévenir en tentant de changer les mentalités. » (*)
Santé sexuelle des jeunes en Nouvelle-Calédonie, étude Inserm/Ass-NC/Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Auteurs : Christine Hamelin et Christine Salomon. Mars 2011."

www.lnc.nc
Dans un courrier adressé au Président du Congrès le 30 décembre dernier, Pascale DONIGUIAN-PANCHOU a invité l'institution à
organiser une collecte de sang dans l'institution.
Monsieur le Président,
Ma correspondance et mon propos en cette fin d'année 2011, a pour objet de proposer à notre assemblée, les élus qui la composent et son administration un geste civique fort qui nous honoreraient toutes et tous, et ce sous votre impulsion.
Le centre de don du sang de Nouvelle-Calédonie, manque régulièrement de donneurs de sang bénévoles, de donneurs de plasma et de plaquettes, ces dons de vie ne sont pas anodins et sont une conscience aigue de notre solidarité humaine.
Convaincue et donneuse de plaquettes depuis de nombreuses années, je vous propose d'inviter le centre de don du sang à venir une matinée de votre choix recueillir, au sein même du Congrès, les dons de sang de tous les membres de votre assemblée élus et administratifs confondus qui veulent bien et qui peuvent répondre aux conditions de santé exigées. Ainsi, nous pourrions donner l'exemple, une condition intimement liée à notre statut de représentant de la population, et qui sait, en le faisant savoir, faire quelques émules.
Je vous serai reconnaissante de bien vouloir me faire connaître votre avis, et vous propose de vous apporter ma contribution si vous le jugez nécessaire à établir un contact privilégié avec le médecin du centre de don du sang.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, mes salutations respectueuses.
Pascale DONIGUIAN-PANCHOU
Le Président a répondu favorablement aux propositions, demandant également à notre élue de gérer la logistique.
Fécilitation pour ce geste civique.
Intervention de notre élue Pascale DONIGUIAN PANCHOU aujourd'hui en séance plénières au Congrès
Monsieur le Président
Chers collègues
Le projet de délibération sur lequel nous nous prononçons aujourd'hui concerne les IVG médicamenteuses et l'encadrement des IMG
entendons, interruptions médicales de grossesse.
La Nouvelle Calédonie a été longtemps ( 25 ans) à des années lumières de l'encadrement de l'IVG et l'application de la loi Veil.
Des pratiques qui heureusement n'ont plus court depuis un peu plus de 10 ans seulement, ont été tolérées dans un silence aux conséquences sanitaires parfois désastreuses pour bien des
calédoniennes.
Je souhaite saisir l'occasion d'interpeller les élus que nous sommes à l'occasion des aménagements portés à la délibération 47 CP de
septembre 2000, à savoir :
-la possibilité d'effectuer des IVG médicamenteux désormais aussi dans les centres médico sociaux des provinces ;
- la suppression de l'obligation de consultation sociale pour les femmes majeures,
la création d'un centre de diagnostic prénatal.
Nous ne devons pas oublier certains faits et causes qui devraient mobiliser tout autant notre attention.
D'une part , le Conseil d'Etat a rejeté le souhait de la Nouvelle Calédonie d'adapter les dispositions
métropolitaines en confiant aux sages femmes aussi le droit de pratiquer des IVG médicamenteux , et ce au nom du droit de la personne et des libertés individuelles ,
compétences de l'Etat.
Ce refus est très regrettable lorsque l'on sait que le personnel médical fixe du Nord et des Iles est très limité et les
consultations médicales difficiles à obtenir, qui plus est lorsque les délais imposent rapidité. Cette souplesse devrait faire l'objet d'une réitération de notre part, au moins pour ces 2
provinces.
La suppression de la consultation sociale, à l'image de ce qu'a fait la métropole, n'est peut-être pas non plus une idée adaptée.
Acceptée en NC par 95% des femmes, celles ci avaient le mérite de permettre une écoute parfois rare pour les plus fragiles ou en danger d'entres elles, et d'évoquer un autre problème crucial
, celui de la contraception, grâce auquel , si elle était mieux maitrisée, nous aurions moins besoin de légiférer sur l'IVG.
Parce qu'il existe dans notre contexte océanien une sorte d'impératif social de maternité, parce qu'il est très difficile de
s'opposer en tant que jeunes aux vieux, aux parents, aux traditions religieuses, parce que la paternité précoce , passage au statut adulte, donne un bénéfice social fort, la contraception
et la protection sont en NC dans un contexte encore défavorable.
1 calédonienne sur 4 entre 16 et 25 ans a déjà eu une grossesse, plus de la moitié était non désirée et 20% seront
interrompues. C'est bien davantage qu'en métropole.
En parallèle de l'accès plus facile à l'IVG il serait donc de notre devoir d'envisager par exemple et plus fermement que
jamais, le ciblage de prévention dans les espaces de sociabilité des fêtes alcoolisées, où les prises de risque sont maximales .
C'est là encore un des effets pervers des addictions de notre pays, sur lesquelles vous m'entendrez revenir toute l'année s'il le
faut, et sur lesquelles nous tardons trop et trop encore à agir.
Lorsque l'on vient demander une IVG parce que par amnésie alcoolique l'on ne sait plus qui est le père de son enfant à venir,
éthiquement, humainement c'est un drame insupportable.
Si le LMD votera ce texte qui propose aussi quelques avancées, nous insistons sur la nécessité d'un soutien
appuyé et généralisé à l'éducation à la sexualité , précoce dans notre pays , à la lutte contre les inégalités contraceptives en défaveur des femmes mélanésiennes et polynésiennes , à une prise
en charge urgente et vitale des problèmes d'alcoolisation et a une très grande vulgarisation de la connaissance de la contraception.
Merci de votre attention.